Sculptures

Pour tout artiste, le processus créatif débute par sa propre catharsis. L’oeuvre de Ward Dijk oscille entre les traditions européennes et ses propres expériences vécues, entre autres, au cours de rencontres avec d’autres cultures. Dijk veut observer le monde et le pénétrer pour ensuite revenir purifié à lui‐même. Comme l’écrit Marcel Proust: «La vraie découverte du monde n’est pas de rechercher de nouveaux pays, c’est de regarder le monde à travers de nouveaux yeux».

 

Son oeuvre a évolué de figurative à abstraite, en passant par un symbolisme stylisé. Son point de départ est le suivant: «Je ne cherche pas une image, mais l’image». Il veut fusionner le matériel avec le spirituel et arriver à une exécution qui reflète ses pensées. Cependant, une oeuvre d’art n’est jamais totalement le miroir de l’expérience intellectuelle. Le créateur voit les choses autrement. Nous ne voyons pas toujours ce que nous voyons.

 

Les sculptures de Ward Dijck naissent d’un dialogue avec la pierre. Elles veulent, autant que possible, préserver la beauté du matériau nu. Les pierres portent en elles les traces, les blessures de leur extraction. Les fissures et les failles, avec leurs «croûtes» aigües, sont intégrées dans la composition de la structure. Le sculpteur scie, taille et polit. Mais il essaie de conserver les formes primaires de la pierre. Dans la tension entre ordre et chaos, il cherche l’union dans laquelle son oeuvre capte sa lumière et le temps porte ses ombres.

 

Ward Dijk: «Je veux que mon oeuvre reste la plus pure possible: simplicité, essence et silence». Le résultat est une immobilité épurée et minimaliste, une pensée figée traduite dans une sculpture.

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